Mais à quoi servent donc les newsletters ? Ne s'agit-il que d'une gigantesque entreprise pour spamer tant et plus les boîtes mails de ceux, naïfs, qui n'ont pas eu le coeur ou le clic à se désinscrire ?
Et pourquoi est-ce la version anglaise qui a su trouver grâce aux rares yeux de ceux qui les lisent encore ? Et comment a-t-on pu penser que ces bouts de texte échoués sur une adresse pressée de retrouver la virginité de sa boîte de réception résisteraient devant les poussées belliqueuses de la corbeille ?
En fait, on n'en sait rien.
Nous, ce qu'on sait, c'est que les newsletters du groupe TroisTemps ont été pensées pour diffuser le plaisir qu'on a à les écrire. C'est la raison pour laquelle elles sont irrégulières et inattendues, parce que c'est ainsi qu'il en va du plaisir. Bien sûr, on ne vous dira pas que de penser que seule une minorité d'entre vous lisent notre édito et que sur ceux là, une encore plus petite minorité vont jusqu'à l'arbre à palabres, ça nous ne nous fend pas un peu le coeur. On se contentera de faire remarquer que nos lecteurs assidus passent en moyenne, dans la journée suivant leur lecture de notre missive, 73 minutes de plus à
rigoler doucement, 8 minutes de plus à s'intéresser à la déco de leurs bureaux, 24 minutes de plus à s'attarder sur l'idée que décidemment leur boulot est plus intéressant encore qu'ils ne le pensaient, 36 minutes de plus à se demander de quoi parlait notre dernière newsletter déjà et 17 secondes à s'en vouloir de l'avoir jeté, parce qu'en y repensant, elle était bien chouette.
Alors voilà, on ne sait pas à quoi servent les newsletters en général, mais on sait à quoi sert la nôtre. Et on se demande bien ce qui, après cet édito, pourrait encore vous dissuader de la lire...