Il est de ces sujets qui nous interrogent, à propos desquels les discours catégoriques, rationnels, affirmatifs ou même communicants peinent à s'exprimer. Et il n'y a rien à ajouter. C'est comme ça. Par peur d'aller trop loin, de blesser, de heurter, de trop en dire ou pas assez, de se laisser à la banalité du commentaire ou de paraître trop sophistiqué. Une histoire d'empathie et de bon goût mélangés, la recherche de la juste mesure.
Et pourtant le silence, l'absence de réaction semble impossible. Alors il faut inventer des formes, des espaces, des images, des mouvements inattendus, nouveaux, qui n'évoquent ni le déjà vu, ni la recherche de performance, qui n'écrasent pas l'événement par leur brio mais l'accompagnent, l'adoucissent, le bercent.
Alors, chez TroisTemps, pour le printemps, on a juste voulu rappeler à tous ceux qui l'avaient oublié que pour dire la maladie, la tristesse, le malaise, la mauvaise humeur, la peur, le besoin de changement et toutes ces petites choses qui entrent un jour ou l'autre dans notre quotidien, au travail, chez soi, autour de soi, il y avait la photographie, le théâtre, la danse, la vidéo, la poésie, la musique et tant d'autres belles choses... Et que ça se passe de commentaires...