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Du grain à moudre

Plongée à la source de l'innovation

En décembre dernier, la DIDES faisait appel à TroisTemps pour stimuler la créativité de ses équipes et fédérer ses collaborateurs. Le défi était de taille et TroisTemps s'est mis au travail pour le relever.

L'innovation ou la nécessité d'un changement de regard

La DIDES, c'est la Direction de l'Innovation et des Services de La Poste, c'est-à-dire la petite cellule chargée de repérer les changements, petits ou grands, porteurs de mieux-vivre ensemble. Tout un programme. Décortiquant le chemin de l'innovation, TroisTemps a décidé d'accompagner les équipes de La Poste. Comment est générée l'innovation ? Quel cheminement suit l'inventeur pour en arriver à vouloir seulement créer ? Nulle prétention ici. Plutôt l'envie de susciter la curiosité, de proposer une piste de travail nouvelle, par le contact direct avec la création artistique.

Hypothèse : le réel n'est pas donné une fois pour toutes, mais et en perpétuel changement. Mais encore faut-il ne pas ramener l'inconnu au connu, en acceptant de revisiter le quotidien et le familier. De ce constat initial sont nés 2 Ateliers du Regard, animés l'un par un photographe et l'autre par un vidéaste et orchestrés par deux formateurs.

Des ateliers en trois temps

Construits en trois étapes, l'étape du « savoir », soit l'initiation à l'histoire de l'art en question, l'étape du « savoir-faire », soit l'apprentissage des techniques artistiques et enfin du faire-savoir, travail sur le partage d'expériences, ces ateliers donnaient le droit aux participants d'essayer, de se perdre, de recommencer. Comme l'inventeur et l'artiste, dans une recherche méticuleuse, sans but annoncé.
Un atelier du quotidien

Dans le premier atelier, la photographe Vanessa Santullo avait demandé aux participants de venir avec des clichés de leur quotidien : le trajet pour se rendre au travail, leur environnement professionnel, leur monde matinal au réveil. Aussi, en ouvrant la séance, la surprise des participants découvrant une proximité entre leur démarche et celles des grands photographes présentés par l'artiste, tels que Sophie Calle, le collectif un mince vernis de réalité ou encore Nan Goldin fut le point de départ à un partage riche. Moment de confrontation des perceptions et des ressentis individuels, cette étape posait les bases de la restitution collective. On inventait alors le vivre-ensemble de demain.
Le regard mis en boîte

Dans le second atelier, Jérôme Fiévet, proposait un panorama de ce qu'on appelle le vidéo-art, soit l'expérimentation des techniques de l'image, à travers les films de Robert Cahen, Ian Mac Ewee et Pelechian. En interrogeant les différentes utilisations des techniques de l'image, le vidéaste posait la question du regard, de la manière de l'exprimer, de le faire passer, de le modifier enfin. Invités à réaliser de petites vidéos expérimentales, les participants se sont familiarisés avec la technique, pour recréer leurs visions du monde.

Encadrés par les formateurs d'Imfusio, cabinet « accélérateur de changement », les participants ont pu s'initier à une nouvelle manière de voir et d'appréhender l'innovation, à travers la représentation et l'utilisation de techniques exigeantes. La restitution finale fut mise en scène par le VJ Ratsi, lors de la soirée de clôture, rappelant ainsi aux équipes, que la réalité telle que nous la percevons reste un regard qui observe un regard qui se regarde. Pas si simple, à la réflexion...